[BLACK HISTORY MONTH BX, Jour 2] – Comprendre l’apport à la pensée politique de l’Afrique. Par spectacles, conférences et film, à La Grande Poste, 7 rue du Palais Gallien.
Au XIe siècle, les Almoravides, venus du Maroc, défont le Wagadou, un vaste ensemble politique sahélien qui tient le Sud du Sahara dans la paix depuis des siècles. L’anarchie s’installe. Les cités désunies se font la guerre pour prendre des captifs et les vendre aux marchands venus du Nord. Au début du XIIIe siècle, cette violence provoque une révolte victorieuse, menée par un forgeron animiste, Soumaoro Kanté, roi du Sosso.
Mais les princes du Manden n’acceptent pas sa loi. Derrière Sunjata Keyita, ils engagent une guerre. Sunjata l’emporte à Krina.
Il a l’intelligence de comprendre que la liberté est une condition de la concorde. Il réunit dans la clairière de Kurukan fuga les notables du vaste espace qui reconnait désormais sa souveraineté pour édicter les principes et les institutions qui préserveront la paix : nin bèè nin (toute vie est une vie) ; nin man fsa nin ye (nulle vie n’est supérieure à une autre vie), nin man koro nin ye (nulle vie n’a l’ainesse sur une autre vie).
Quelle conjoncture, quelle philosophie, quelle forme de structuration sociale sortent de ce congrès ?
Enjeux essentiels pour comprendre l’apport de l’Afrique à la pensée politique.
Vendredi 9 février à 17h
SUNJATA KEYTA* – La charte des droits humains du Mandé sous la case du Black History Month,
9 février, La Grande Poste, 7 rue du Palais Gallien.
17h- CONFÉRENCES
Jean-Louis Sagot-Duvauroux, écrivain “Histoire et actualité de la Charte du Mandé”
Écrivain « On ne naît pas noir, on le devient (Albin Michel) », cinéaste, enseignant au Mali et auteur. https://jlsagotduvauroux.wordpress.com/
Maha Abdelhamid, « La mobilisation des noirs Tunisiens contre le racisme anti-noirs après la Révolution de 2011. »- Chercheure et initiatrice du Mouvement des Noirs en Tunisie.
19h- PROJECTION-DÉBAT “Les portes de l’égalité” de Daouda Diakhaté,
en présence du réalisateur en dialogue avec Karfa Sira Diallo et Nathan Reneaud.
Daouda Diakhaté est comédien réalisateur (Ava, Candice Renoir…), fondateur de l’association « Nos Rêves Productions ».
https://www.facebook.com/Nrprodacademie/
20h30- SPECTACLES SOLOS
Chantal Loïal “On t’appelle Vénus”
Danseuse-Chorégraphe, danses africaines, antillaises et contemporaines, directrice de la compagnie DIFE KAKO – https://www.difekako.fr/
Naho Da Piedade “Le Bal des faux-culs ”
Auteur, comédienne, chorégraphe, metteur en scène, chroniqueuse. https://www.naho.fr/naho.php
EXPOSITION
Gilles Koné, Body painting, créateur de Zatie’s Art , s’illustre dans différents domaines artistiques (peinture, la photographie, la vidéo, le prêt à porter ou le graphisme.) (www.zatisart.com)
Danse africaine, Afro-décalé avec Sylvain Tahi, chorégraphe, association Boyé-Pâh- https://unispheres.fr/project/sylvain-tahi/
22h – DJ SET avec Jacques de Kalakuta, créateur de la marque de t-shirt casual et street wear « United Souls » qui prône le devoir de mémoire universel et l’Art politique dans sa diversité. https://www.unitedsouls.fr/fr/
Trois textes pour poursuivre la réflexion sur le la charte du Mandé :
Le serment des chasseurs, qui résume « l’esprit » de Kurukan Fuga : https://jlsagotduvauroux.wordpress.com/2015/08/15/la-charte-du-manden/
Ce texte a été édité chez Albin Michel, les Cahiers du calligraphe (2003) « La charte du Mandé et autres traditions du Mali » (Aboubakar Fofana, Youssouf Tata Cissé, Jean-Louis Sagot-Duvauroux)
La charte reconstituée à partir de la transmission orale lors d’un colloque scientifique organisé à Kankan (Guinée)
La Charte de Kurukan Fuga – Aux sources d’une pensée politique au Mali – L’Harmattan/Société africaine d’édition et de communication (SAEC – Conakry)
Actes du colloque organisé par le Centre d’études linguistiques et historiques par la tradition orale CELHTO
Deux volumes essentiels pour connaître l’histoire et la légende fondatrice du Mali classique : La grande geste du Mali, Soundjata, la gloire du Mali, Karthala-Arsan, Youssouf Tata Cissé / Wa Kamissoko
- SOGOLON DIATA KEYTA, dont le nom de naissance est « Diata Konaté », plus connu sous le nom de Sunjata Keyita, né le 20 aout 1190 à Niani dans la région de Siguiri (au Royaume du Manding, en actuelle Guinée) et mort en 1255, est un souverain mandingue de l’Afrique de l’Ouest médiévale, fondateur de l’Empire du Mali. (Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Soundiata_Ke%C3%AFta)
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