L’AIMP lance un plaidoyer sur les lois mémorielles au Sénégal ce mercredi 21 janvier L’AIMP lance un plaidoyer sur les lois mémorielles au Sénégal ce mercredi 21 janvier

381400_580846678607140_501386928_nMémoires & Partages lance un plaidoyer pour le respect des lois mémorielles sénégalaises et organise, le mercredi 21 janvier à 10h30, une conférence de presse au Café-Restaurant La Piazza, 3, boulevard de la République, Dakar (Sénégal).

Depuis deux ans, l’AIMP interpelle le gouvernement sénégalais concernant le respect des deux principales lois mémorielles votées par l’Assemblée nationale. Respectivement en 2004 et 2010, le Sénégal a voté la loi instituant la Journée du Tirailleur (23 aout) et la loi déclarant la traite des noirs et l’esclavage crimes contre l’humanité (27 avril).

De nombreux observateurs nationaux et internationaux ont partagé notre inquiétude et regretté la non célébration de ces deux dates qui consacrent le devoir de mémoire indispensable pour l’éducation d’une jeunesse africaine consciente de sa place dans le monde.

En déplacement au Sénégal, le président de la Fondation du mémorial organisera une conférence de presse ce mercredi 21 janvier, à 10h30. Il s’agira de revenir sur l’historique et les raisons d’être de ces lois, d’exposer les contradictions notées dans la gouvernance mémorielle du président Macky Sall, et d’apporter des informations nouvelles permettant de contribuer à la manifestation d’un Sénégal conscient de la nécessité de respecter la mémoire de ces dignes fils qui ont participé, souvent pour le pire, aux combats pour la liberté et la justice.

Mémoires & Partages, qui a accompagné le vote de ces lois mémorielles, si elle ne sous-estime pas les urgences auxquelles le nouveau régime est confronté, ne saurait faillir à son engagement de veille de l’effectivité de la volonté nationale. « Simplement, a indiqué Karfa Diallo, nous demandons que les chefs d’Etats africains prennent au sérieux leur mémoire et leur culture. La République a besoin que tous les sénégalais, donc symboliquement le chef de l’Etat, se souviennent ensemble de la mémoire des millions de victimes de ces crimes. Je regrette ces oublis et ces absences inédits et la faute politique qu’ils représentent. Je m’’interroge sur la signification de ce refus de l’Etat à célébrer les tirailleurs sénégalais et le souvenir de l’esclavage. Je suis consterné de constater que les actes mémoriels les plus importants sur ces questions ont été posé récemment par la France. Je suis persuadé que cette mémoire doit aller au-delà de la seule exploitation touristique dont elle fait l’objet en Afrique. Je m’interroge sur cet oubli systématique des obligations mémorielles qui imposent à l’Etat sénégalais de prendre en charge et d’organiser la transmission de la mémoire de l’esclavage et de la participation des africains aux conflits mondiaux.», a commenté le président de l’AIMP.

Patrick Carl

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